« Le Livre du Lagom » : le ni trop, ni trop peu pour vivre à la suédoise

Après avoir lu le Livre du Hygge, je me suis lancée dans la lecture du Livre du Lagom qui retrace la manière de vivre des suédois.

Avant de me lancer dans la lecture de ce livre inspiré du style de vie des suédois, en tout honnêteté le terme « lagom » ne me parlait pas. J’avais du mal à voir ce qu’il pourrait y avoir de différent entre « hygge » et « lagom » bien qu’ils ne viennent pas du même pays.

En réalité, la différence est très simple. Le hygge est simplement une quête de bonheur, on cherche un confort à tout prix. Le lagom est plus un art de vivre qui, des manières de faire qui ne nous disent rien en France.

Le Livre du Lagom a été écrit par Anne Thoumieux, une journaliste axée sur le bien-être et le développement personnel. Dans ce livre on y trouve de jolies photos qui viennent se caler entre des paragraphes courts mais suffisamment détaillés…très lagom en fait ! Le juste équilibre ! Parce que oui, le lagom est une question d’équilibre.

J’ai  été « bousculée » dès les premières pages sur la consommation. Autant le concept du hygge me confirmait que j’étais dans la bonne démarche, autant le lagom m’est apparu comme un « objectif » à atteindre et il y a du progrès croyez-moi.

En Suède on achète de manière raisonnable, on fuit la surconsommation et j’ai eu envie de commencer ma démarche lagom par l’arrêt de mes achats futiles pendant mes pauses du midi au centre commercial à côté du travail. J’allais flâner dans les boutiques, je revenais avec trois ou quatre pulls, des produits de beauté, des livres, bref c’était de la surconsommation dans toute sa splendeur. J’ai décidé que je n’achèterai que ce qui me paraîtrait indispensable et raisonnable. Résultat, depuis le début de l’année mes achats mode se résument à un pull, une écharpe et un legging. Je suis fière de moi ! J’envisage de faire un grand tri dans mes vêtements (bon…j’en ai fait un il n’y a pas si longtemps mais j’en ai tellement…) pour ne garder que le principal.

Côté beauty…je suis mitigée sur ma démarche. J’ai fais un tri gigantesque dans mes produits de beauté, c’était urgent. Depuis décembre, sans parler du maquillage que je mets dans une autre catégorie, je n’ai acheté qu’un seul produit : un savon parce que j’avais terminé mon Savon Stories. Eh oui ! Je m’y suis tenu à ma résolution de ne plus acheter de gels douche !

J’ai passé pas mal de temps sur la partie qui concernait le maquillage. Au quotidien, dans ma manière de m’habiller, je reste fidèle au style danois, sobre, mais niveau make up je n’ai pas d’inspiration particulière. Je me suis donc concentrée sur les habitudes suédoises le temps de quelques jours.

Globalement, si on reprend les éléments ci-dessus j’ai tout dans ma routine beauté. Le seul truc c’est qu’on fait tout en plus léger et il y a quelques petites choses que j’ajoute parce que même si c’est nude, ça ne veut pas dire que ce n’est pas travaillé…ça m’a même prit plus de temps en fait.

N’étant pas trop habituée à ce style nude même après plusieurs jours de test je me suis dis que j’allais faire un compromis quotidien avec des teintes plus légères, des doses de produits bien réduites.

Cela dit, avec tous les produits que j’utilise pour un maquillage aussi simple je ne suis pas du tout lagom ! Ce qui est lagom en revanche finalement, c’est d’en acheter très, très rarement car j’utilise des petites doses.

Pour le teint, j’utilise :

  • la BB Crème Erborian
  • un fond de teint crème (vraiment un tout petit peu, c’est en finition de la BB Crème)
  • un correcteur si besoin
  • un highlighter…j’ai mis le NYX sur ma photo mais j’ai acheté une petite palette Sleek (16,95€) bien mieux !
  • le Hoola de Benefit, très léger au creux des joues
  • une poudre fixante, la Banana Power

Pour les paupières j’utilise la palette En Taupe de Zoeva que ma meilleure amie m’a offerte à Noël. Pour travailler des teintes légères elle est parfaite !

J’adore les teintes Handmade, Outline et Stitch by Stitch.

Pour le reste :

  • duo poudre à sourcils d’Anastasia Beverly Hills
  • un 3D Lash Primer pour étirer les cils au max
  • mascara XXL de NYX
  • un crayon noir, mon préféré reste le Sumita mais NYX s’en sort bien
  • un léger trait de Fierce Flicks Liner de Ciaté quand j’ai envie d’un regard plus soutenu
  • une crème à lèvres matte (le Adoré de Victoria’s Secret est mon préféré, sinon les Sephora qui tiennent très bien)

Pour les soins visage, je n’utilise que deux marques : Polaar et Embryolisse. Ce sont vraiment mes préférées, très efficaces même en petite quantité et ça c’est chouette. D’ailleurs, à Noël mon amoureux m’a offert le nettoyant visage Ice Pure de Polaar, c’est un vrai bonheur. Peau douce en sortant de la douche, son parfum est extra et la texture est agréable.

Au final ça en fait des choses ! Après ça dépend aussi des jours, du contexte, des envies…mais j’ai bien diminué la dose pour chacun des produits. Je garde vraiment en tête cette démarche lagom et j’ai envie de m’en approcher le plus possible.

Il y a pas mal d’éléments qui m’ont interpellée dans cette manière de vivre suédoise.

Tout d’abord l’éducation des enfants qui est « hyper open »…et pour le coup j’ai pu voir en vrai ce que ça donnait. Quand nous avions prit l’avion pour aller à Stockholm il y avait une famille, les deux parents et leur fille d’un ou deux ans. J’ai halluciné. La petite frappait ses parents, tirait les cheveux de sa mère et ils ne disaient rien ça les faisait presque rire. Ensuite elle a commencé à passer un pied entre les deux sièges de ses parents pour essayer d’atteindre le gobelet de mon amoureux. Encore une fois, ça faisait rire, même le suédois qui était assis à côté de nous. En France c’est mal vu de laisser son enfant embêter des inconnus, et là ça semblait tout à fait normal, la petite avait carte blanche. Dans ce livre j’ai retrouvé cette idée de « l’enfant roi ». En Suède tout est fait pour eux dans les moindres détails et j’ai trouvé ce chapitre intéressant, facilement comparable à la France.

Autre chapitre intéressant : le travail. Comme au Danemark, la vie de famille passe avant tout. On termine tôt pour pouvoir passer un maximum de temps avec sa famille. En France nous sommes très, très loin de cette idée. Quand on dit « partir tôt » on tourne généralement autour de 16h30-17h, sauf qu’en Suède et au Danemark c’est presque l’horaire limite pour finir sa journée. Rentrer du travail à 20h (en travaillant dans des bureaux, je précise), pour eux ce doit être inconcevable alors que pour nous ça reste encore « normal ». Dans le livre on ne parle pas forcément du temps de trajet de la maison au travail, mais je pense qu’on tente de faire au mieux pour habiter au plus près. Pour ma part je suis à une bonne heure et vingt minutes de mon lieu de travail, soit, presque 3h de transports en commun par jour (souvent plus à cause des problèmes à répétitions). Clairement, et ça je le conçois très bien : c’est du temps perdu pour me détendre. L’idée des patrons très accessibles est surprenante aussi. Je travaille chez Orange, et croyez-moi, ça ne viendrait à l’idée de personne en qualité de salarié d’interpeller notre big boss dans un couloir (quand je dis big boss je vois au-delà du N+2). Tout dépend du service, de l’entreprise, de son envergure aussi. Mon amoureux parle plus facilement avec ses patrons qui sont ses N+3 alors que je n’ai jamais parlé à ma N+3 actuelle. Il y a donc beaucoup de critères à prendre en compte qui ne sont pas forcément cités dans le chapitre sur le travail. Mais globalement c’est extrêmement intéressant de pouvoir comparer.

Il y a beaucoup de choses à prendre du lagom, du moins c’est la conclusion que j’en tire. Des éléments piochés par-ci, par-là au fil du temps et à intégrer à notre mode de vie. Je ne l’ai pas évoqué mais le respect de l’environnement est également primordial en Suède. En France nous sommes encore trop loin de tout ça, que ce soit dans notre consommation ou justement, dans le respect de l’environnement, ce n’est pas une priorité de se concentrer sur l’équilibre et un mode de vie plus sain. Ca commence en y regardant de plus près, mais c’est minime. A voir si au fil des années, le lagom s’intégrera un peu plus dans nos vies.

2 thoughts on “« Le Livre du Lagom » : le ni trop, ni trop peu pour vivre à la suédoise

  1. J’ai lu également un livre Lagom mais des éditions Hachette Pratique. Quelle simplicité, quelle logique, quell inspiration. J’ai dévoré le livre ! Je pense le relire pour prendre des notes, et décidé de ce que j’ai vraiment envie de mettre en pratique (à peu près tout à première vue). Tout le monde devrait mettre du lagom dans sa vie ! 🙂

    1. C’est le genre de livre qu’on peut lire et relire pour piquer des idées au fil des pages et les mettre en pratique, comme tu comptes le faire 😉

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